La pièce métallique qu’on doit changer chaque trimestre à cause de la corrosion, ou le rouleau en caoutchouc qui s’use en quelques semaines sur l’abrasif, arrête la ligne exactement quand on en a le moins besoin. Le polyuréthane coulé résout les deux problèmes : il s’use 10 fois plus lentement que le caoutchouc et ne corrode pas comme l’acier. Voyons comment est organisée la fabrication de pièces en polyuréthane à l’usine TIMOL, en quoi le matériau surpasse les concurrents en chiffres et comment commander une pièce sur son propre plan.

Ce qu’apporte le polyuréthane coulé à la place du caoutchouc et de l’acier

La raison principale du passage au polyuréthane est la durée de vie du noeud à mêmes dimensions de la pièce. Le matériau combine l’élasticité du caoutchouc avec la solidité du plastique : il amortit les chocs et les vibrations, mais supporte simultanément les charges en traction jusqu’à 39-87 MPa, tandis que le caoutchouc ordinaire se déchire dès 8-25 MPa. La plage de service est de -60 à +100 °C, l’équipement à pièces en polyuréthane peut donc rester sereinement sur des zones en extérieur en hiver comme en été.

Le polyuréthane ne craint pas la corrosion, les champignons et les moisissures, tient bien l’essence, les huiles techniques et la plupart des acides. La dureté est ajustable dans une large plage, de 50 Shore A à 70 Shore D — la même pièce peut donc être un amortisseur souple ou un élément résistant à l’usure rigide selon la nuance choisie. Cela permet d’adapter précisément le matériau à chaque noeud, plutôt que de faire un compromis.

Un autre avantage pratique est le comportement sous impact. Le polyuréthane restitue élastiquement une partie de l’énergie du choc au lieu de la transmettre à la structure — les pièces fonctionnent donc plus silencieusement que les métalliques et amortissent les vibrations. Sur les productions bruyantes, cela réduit notablement la charge sur les roulements et les bâtis des équipements, et améliore par la même occasion les conditions de travail du personnel. Le matériau n’a pas d’odeur chimique forte et est sans danger en contact avec l’homme — il convient donc aussi aux lignes alimentaires et d’emballage.

Comparaison du polyuréthane avec le caoutchouc et l’acier en chiffres

La façon la plus simple de voir la différence est sur les indicateurs ingénieriaux standard. Le tableau ci-dessous compare le polyuréthane au caoutchouc SBR courant et à l’acier au carbone de construction selon les données des références DIN 53516, ISO 37 et Matweb.

IndicateurPolyuréthane couléCaoutchouc SBRAcier de construction (St3/St45)
Abrasion DIN 5351638-39 mm³100-200 mm³n/d
Température de service-60 à +100 °C-40 à +80 °C-40 à +500 °C
Densité1,05-1,25 g/cm³0,94-1,1 g/cm³7,7-7,9 g/cm³
Résistance à la traction39-87 MPa8-20 MPa370-700 MPa
Dureté50 Shore A à 70 Shore D40-80 Shore A120-250 HB

Lecture du tableau : en abrasion DIN 53516, le polyuréthane perd 38-39 mm³ contre 100-200 mm³ pour le SBR — le caoutchouc s’use donc trois à cinq fois plus vite dans les mêmes conditions. L’acier ne participe pas à ce test car la méthode est conçue pour les élastomères, d’où le n/d. En revanche, en densité, le polyuréthane est six à sept fois plus léger que l’acier : une pièce de même taille pèse notablement moins, ce qui signifie moins de charge sur les roulements, les arbres et les supports de structure.

Technologie de coulée libre

Les produits TIMOL sont fabriqués par coulée libre de polyuréthane liquide dans des moules ouverts et fermés. La composition liquide est versée dans l’outillage, où elle polymérise et atteint la dureté définie. Cette approche ne nécessite pas de moules de pressage coûteux sous haute pression — la fabrication de pièces unitaires et de petites séries sur plan spécifique est donc économiquement justifiée.

La coulée libre offre un autre avantage : la liberté de géométrie. On peut couler un tamis complexe à perforations coniques, une plaque de gainage épaisse ou un rouleau profilé sans réoutillage coûteux de la production. La pièce finie se prête bien à l’usinage mécanique : découpe, tournage, perçage et rectification à la cote finale — les surfaces de siège sont donc précises. La liste complète des services de l’usine est consultable dans la section services.

La dureté de la pièce est définie dès l’étape de choix de la composition, une même pièce peut donc être molle ou dure sans changer le plan, seulement en changeant de nuance. C’est pratique quand on veut tester le même noeud dans deux régimes : on coule d’abord un prototype, on observe le caractère d’usure en service réel, puis on ajuste la nuance pour la série finale. Pour les pièces travaillant en adhérence sur une base métallique, la surface à couler est nettoyée et dégraissée pour que la couche de polyuréthane tienne solidement et ne se décolle pas sous charge.

Où travaillent les pièces en polyuréthane

Le polyuréthane coulé TIMOL est utilisé dans 12 secteurs, et dans chacun il remplace des pièces qui s’usent vite. Dans les secteurs miniers et métallurgiques : tamis pour cribles, gainage de trémies et goulottes, inserts résistants à l’usure. Dans l’agriculture et l’industrie alimentaire : godets de noria, racleurs, joints, pièces de transporteurs. Dans le transport ferroviaire et les ports : anneaux amortisseurs, butoirs, plaques résistantes à l’usure.

Le catalogue de l’usine couvre les douilles, les rouleaux, les roues et les bandages, les racleurs, les hydrocyclones, les équipements de déversement gravitaire, les tamis pour cribles, les anneaux amortisseurs, les manchons et d’autres noeuds. La liste complète des produits types est rassemblée dans le catalogue de produits, et les pièces non standard sont coulées aux dimensions du client sur plan ou cahier des charges.

Conseil de l’ingénieur : avant de commander une nouvelle pièce, envoyez à l’usine le modèle de la pièce usée. D’après le caractère de l’usure, le technologue déterminera quelle dureté fonctionne réellement dans votre noeud et choisira la nuance avec plus de précision qu’à partir du seul plan. Cela économise une itération de choix de matériau.

Montage, gainage et restauration

Les pièces en polyuréthane se montent avec une fixation standard, sans outil spécial : boulons, plaques de serrage ou emmanchement sur arbre. La légèreté simplifie l’installation de grandes plaques de gainage et de tamis, et l’élasticité du matériau permet d’enfiler les bandages et les manchons sans risque de fissure. L’entretien se résume à une inspection périodique des dommages mécaniques et au contrôle du serrage des fixations.

Une direction particulière est la restauration des noeuds usés par gainage. La base métallique avec le revêtement usé est envoyée à l’usine, nettoyée jusqu’au métal nu et une nouvelle couche de polyuréthane est appliquée par coulée. Le noeud restauré retrouve sa durée de vie initiale à un coût inférieur à celui d’une nouvelle pièce en assemblage. Cette approche est particulièrement avantageuse pour les grands arbres, tambours et rouleaux dont la base métallique est encore en bon état.

Comment commander la fabrication sur plan

Pour lancer la fabrication, envoyez à l’usine le plan, le croquis ou le modèle de la pièce et décrivez les conditions de service du noeud : charge, température, nature du milieu et de l’abrasif. Sur la base de ces données, le technologue choisira la dureté, calculera la géométrie et communiquera le délai. Les informations de référence sur le matériau et ses propriétés sont rassemblées dans la section informations.

L’usine TIMOL à Dnipro travaille aussi bien sur les positions standard du catalogue que sur des pièces totalement individuelles. Pour obtenir une consultation et un calcul pour votre tâche, contactez-nous via la page contacts. Plus vous décrivez précisément le noeud, plus vite vous obtiendrez une solution qui fonctionnera bien plus longtemps que le caoutchouc ou l’acier.